LE CORPS COMME TERRITOIRE DE L’INTIME

 

Des formes organiques émergent au plus proche du ressenti.
Rentrer à l’intérieur, s’approprier, porter, habiter…
J’explore les zones de rencontre.

 

C’est une pratique d’ordre sculpturale. La matière textile en constitue la trame, comme une peau à partir de laquelle je viens réveiller les sensations. Au fil des réalisations s’est construit un langage fait de formes qui viennent dans le prolongement du corps. Je pose mon regard dessus : leur mouvement, leur capacité à rentrer en dialogue avec le corps. À l’épreuve du matériaux, de l’espace, du corps, je cherche à les dépasser pour en produire de nouvelles. Les pièces réalisées sont activable par l’action ou par l’imaginaire du visiteur. Les mises en mouvement permettent d’interroger différentes façons de faire corps : comment l’autre s’empare de ces prolongements et de quelle manière ça fait résonance en lui.
J’utilise des matériaux qui me sont familiers, qui touchent à la peau (textile, plâtre, silicone, latex, argile…). J’accompagne la forme à la recherche du matériau qui va au mieux la révéler.
Posées, suspendues, couchées, les sculptures s’organisent dans l’espace dans une nécessité de créer une interaction avec le corps. Des mots et dessins les accompagnent.
L’installation est envisagée comme un espace intérieur. Des fragments d’une même histoire s’y organisent dans une tentative de reconstitution.